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Idée reçue : Le déploiement des radars a fait baisser le nombre de morts

mercredi 18 mai 2011, par Nicolas.

Faux !

Comme le confirme le tableau ci-dessous, le nombre de tués sur la route est en baisse constante depuis décembre 1973, avec une chute significative en décembre 2002… soit un an avant que ne soit implanté le tout premier radar automatique.
Entre 2001 et 2004, le nombre de décès sur les routes est passé de 7720 à 5232, soit 32% de baisse.

La réduction de nombre de tués a donc débuté en 2002, et la plus considérable baisse a eu lieu sur l’année 2003, AVANT l’installation des radars automatiques (il est en effet impossible que la baisse ait été sensible à ce point entre le 1er novembre et le 31 décembre, avec l’installation d’un seul radar pour l’ensemble du territoire).

Par la suite, la baisse a étécontinue, mais beaucoup moins spectaculaire : elle a en fait rejoint la courbe moyenne enregistrée sur les 30 dernières années (4% l’an sur les 30 dernières années).

En fait, les radars automatiques ne servent qu’à vérifier le strict respect des limitations de vitesse. Ils restent sans effet sur les causes multifactorielles des accidents de circulation que sont l’usage du téléphone au volant, la nécessité de respecter les distances de sécurité, le contrôle des rétroviseurs, le respect des priorités, savoir bien se placer sur la chaussée…bref, l’attention portée aux autres.

Ce qui a également et fortement contribué à faire baisser la mortalité routière, c’est aussi l’usage de la ceinture de sécurité à l’arrière, les progrès accomplis en sécurité passive dans les véhicules autos de tourisme (notamment avec l’application de la norme EuroNCAP, évidemment sans effet sur les usagers en 2RM) et la réduction des temps d’alerte aux secours (donc leur efficacité) grâce au développement des téléphones mobiles.

La Grande-Bretagne, fréquemment citée en exemple pour ses bons résultats en sécurité routière renonce en 2010 à l’implantation de nouveaux radars et envisage d’en supprimer.

Contradiction : dans leur argumentation, la sécurité routière et les associations de « vertu » routière affirment sans sourciller que « grâce aux radars, la mortalité routière recule »… Pourtant, le nombre de tués est en stagnation alors que le nombre de radars augmente.

Depuis leur mise en place (le premier fut implanté sur la RN20 dans l’Essonne le 27/11/2003, il y en avait 257 un an plus tard, 961 en 2007 et près de 1661aujourd’hui aujourd’hui). Leur déploiement constitue une menace permanente fondée sur la perte des points du permis de conduire.

- En 2009, Le système de contrôle sanction automatisé a enregistré 17,5 millions de messages d’infraction, dont 11,2 millions pour les radars fixes et 6,3 millions pour les radars embarqués.

- S’agissant du nombre de radars automatiques déployés au 31 décembre 2009, il s’élève à 2 593 appareils au total, soit 1 661 équipements fixes et 932 équipements embarqués. La moyenne annuelle totale des infractions par radar, calculée en tenant compte du déploiement progressif des radars tout au long de l’année, est de 7 319, soit 7 310 pour les appareils fixes et 7 334 pour les appareils mobiles.

(source : réponse du Ministère des Transports à la question écrite n° 49806 posée par le député Michel Liebgott, publiée au JO le : 28/09/2010)

- Au printemps 2011, 2046 radars fixes sont en place (dont 1176 actifs) et 820 radars mobiles (source)

- Le 21 mars 2011, le ministère de l’Intérieur annonçait 1000 radars de plus d’ici les élections présidentielles de 2012, dont 400 d’ici la fin de l’année 2011. Des appels d’offres ont été lancé pour élaborer des radars embarqués sur des motos de la police banalisées.

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